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1883 - L Le Nain
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Né en 1832 à Saint-Dié, avocat et homme d'État.
Opposé au régime impérial, il est élu député
républicain de Paris à la fin de l'Empire (1869). Il est
maire de Paris pendant le siège de 1870. Jules Ferry contribue beaucoup
à la politique de la IIIe République. Ministre de l'Instruction
publique de 1879 à 1883, il entamera des réformes
profondes, imposera la laïcité, la gratuité et la
scolarité obligatoire de l'enseignement primaire. Jules Ferry ouvrira
aussi les portes des écoles secondaires aux jeunes filles.
Ardent défenseur des libertés publiques, il contribue
à l'élaboration de divers droits fondamentaux dont le droit
de réunion et la liberté de la presse. Sa politique coloniale
provoquera sa chute. Écarté de la présidence, Ferry
devient président du Sénat peu de temps avant sa mort en
1893.
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| 1880 | La laïcisation de l'école - 1880.
Messieurs, le Gouvernement pense que la neutralité religieuse de l'école, au point de vue du culte positif, au point de vue confessionnel, comme on dit en d'autres pays, est un principe nécessaire qui vient à son heure et dont l'application ne saurait être retardée plus longtemps. (...) Je vous demande de vous tenir dans la doctrine qui est la doctrine de la liberté de conscience, de l'indépendance du pouvoir civil, de l'indépendance de la société civile vis-à-vis de la société religieuse. |
| 1882 | Loi de 1882
La loi de 1882, (loi Jules Ferry), Art.4 : "l'instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de 6 ans révolus à 13 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles par le père de famille lui même ou par toute personne qu'il aura choisie". |
| 1883 | Paris, le 17 novembre 1883
CIRCULAIRE - Adressée par M. le Ministre de l'Instruction publique. Aux instituteurs, Concernant l'enseignement moral et civique |
| 1885 | Jules Ferry "La République doit être un gouvernement"
- 1885 - Bordeaux
Vous méconnaîtriez un des besoins les plus profonds, un des instincs les plus persistants du suffrage universel, si vous ne donniez pas satisfaction à cette idée, à ce sentiment que sur tous les points de la France le paysan formule ainsi : "Nous voulons qu'on nous gouverne, nous voulons que la République soit un gouvernement!" |